Comme tout voyage, celui-ci comporte des moments plus inoubliables que d’autres. Voici notre sélection, forcément partielle et totalement subjective :
- l’aéroport de Bombay pour une arrivée digne du festival de Cannes (sans les photographes, sans les journalistes, sans les stars) avec deux chauffeurs en livrée se jetant sur nos bagages auxquels il faut ajouter l’envoyé spécial du Taj Mahl Palace venu spécialement nous accueillir à notre descente de l’avion, les deux énormes véhicules filant dans la nuit chaude d’une ville déserte, grillant les feux rouges et s’arrêtant d’un seul coup devant le palace où une dizaine d’employés nous assaillent de sourires et nous enmènent dans un hall gigantesque;
- le retour de Elephant Island sur le pont supérieur d’un ferry pour le sourire et la sérénité des passagers indiens, pour la musique qui donnait envie de danser, pour le vol des mouettes au dessus de nos têtes et l’arrivée sur le Taj Mahl Palace par la mer;
- le village de Banganga à Bombay dissimulé derrière les immeubles pour son bassin, lieu de purification, les garçons qui jouent au cricket avec une batte et une balle en mousse, les petits temples et les maisons colorées.













Camarades d’occident rejoignez la touk touk factory. Relevez la tête et retroussez vous les manches !
Ce que veut le touriste ce n’est pas seulement se déplacer c’est avoir le sentiment de découvrir des choses vraies, des choses quotdiennes, banales. Banales pour vous ! Mais pas pour lui ! Bref donnez lui en pour peu d’argent. Il aura en plus l’impression d’avoir fait une bonne affaire.
Une course de taxi de 15 minutes pour 1 euros… Une coupe de cheveux pour le meme prix… Un tube de dentifrice à 50 centimes… Une chambre dans un hotel 2* pour 15 euros… Comment expliquer de telles différences de prix entre la France et l’Inde ? Les réponses du professeur Lakmi Ratatam de l’université de Munnar.
Coté bonne conscience, il y a au moins trois bonnes raisons de se sentir à l’aise en Inde.
Côté mauvaise conscience, on a quand même l’impression de profiter un peu de la situation en se payant une vie de maharadja pour pas cher. Difficile de ne pas culpabiliser quand on en dépense en quelques jours ce qu’un Indien gagne en une année. A fortiori quand on côtoie occasionnellement le dénuement le plus total de certains « locaux ».




