Publié par : franck gintrand | février 24, 2009

Magic moments

 

326Comme tout voyage, celui-ci comporte des moments plus inoubliables que d’autres. Voici notre sélection, forcément partielle et totalement subjective :

 

- l’aéroport de Bombay pour une arrivée digne du festival de Cannes (sans les photographes, sans les journalistes, sans les stars) avec deux chauffeurs en livrée se jetant sur nos bagages auxquels il faut ajouter l’envoyé spécial du Taj Mahl Palace venu spécialement nous accueillir à notre descente de l’avion, les deux énormes véhicules filant dans la nuit chaude d’une ville déserte, grillant les feux rouges et s’arrêtant d’un seul coup devant le palace où une dizaine d’employés nous assaillent de sourires et nous enmènent dans un hall gigantesque;

 

- le retour de Elephant Island sur le pont supérieur d’un ferry pour le sourire et la sérénité des passagers indiens, pour la musique qui donnait envie de danser, pour le vol des mouettes au dessus de nos têtes et l’arrivée sur le Taj Mahl Palace par la mer;

 

122- le village de Banganga à Bombay dissimulé derrière les immeubles pour son bassin, lieu de purification, les garçons qui jouent au cricket avec une batte et une balle en mousse, les petits temples et les maisons colorées.

Publié par : franck gintrand | février 24, 2009

Aux portes de Pondichery

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Publié par : franck gintrand | février 22, 2009

Magic moments : suite

 

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Dans la foulée des ‘magic moment’ recensés hier, voici la suite de la liste des ‘top instants’ d’un top voyage,  à Cochin et dans sa région :

 

  • un dîner à Cochin pour son cadre idyllique, sa musique ensorcelante, son service impeccable, ses éclairages minimalistes et quelques plats particulièrement réussis;

 

  • la plage de Fort-cochin pour son coûcher de soleil, les familles venues en nombre assister à ce spectacle, les avions lumineux lancés dans la nuit comme des étoiles filantes, la chaleur de l’eau et l’ambiance pleine de bonne humeur;

 

  • les back-waters pour un voyage unique à travers les canaux traversant les rizières, la beauté et la simplicité de la vie quotidienne, les enfants se rendant à l’école en uniforme et en bateaux, les femmes frappant leur linge sur le bord de la rive, les terrassiers plongeant pour remplir leur bateau de sable, les pêcheurs s’immergeant en apnée le long d’un pieu pour récupérer des coquillages ou plongeant pour saisir à mains nues des poissons plats et multicolores réputés pour la finesse de leur chair, pour les couples voyageant sur des barques traçant silencieusement leur voie parmi les fleurs de lotus, pour les petites églises de bois construites sur le bord du canal, pour les rizières s’étendant à perte de vue et pour l’élégance des bateaux en bambou et en feuilles de cocotiers.
Publié par : franck gintrand | février 22, 2009

“back-waters”

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Publié par : franck gintrand | février 22, 2009

Vues de Bombay

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Publié par : franck gintrand | février 22, 2009

Touk touk factory

 

226Camarades d’occident rejoignez la touk touk factory. Relevez la tête et retroussez vous les manches !

Prenez une bonne mobylette, un peu de tolle et construisez vous même votre touk touk.

Tous les matins ne sont pas faciles. Mais si vous avez le touk touk spirit, rien ne vous arrêtera. Ni les longues journées. Ni les courses pour quelques centimes. Ni les clients plein de tunes prêts à vous arracher votre petite marge.

N’oubliez pas, vous avez le touk touk spirit. Vous êtes débrouillards, courageux, souriants et vous savez faire travailler les copains. 50/50 (à charge de ravanche, bien sur).

C’est aussi ça le touk touk spirit. Car vous avez bien compris le mode de fonctionnement du touriste. Il veut de l’exotisme, il veut de l’authentique, de l’humain… bref du dépaysement et la découverte de l’autre. Ca tombe bien, l’autre c’est vous. La principale attraction, c’est vous. Renvoyez au touriste l’image de l’autochtone. Si typique, “si dérouillard”, “si courageux”, “si souriant”.

338Ce que veut le touriste ce n’est pas seulement se déplacer c’est avoir le sentiment de découvrir des choses vraies, des choses quotdiennes, banales. Banales pour vous ! Mais pas pour lui ! Bref donnez lui en pour peu d’argent. Il aura en plus l’impression d’avoir fait une bonne affaire.

Car c’est aussi la touk touk factory. A force de touk touk courage et de touk touk détermination, vous aurez beaucoup de cash touk touk. Vous avez touk touk compris ? Alors c’est touk touk bien !

Publié par : franck gintrand | février 22, 2009

Le coût de facteur sonne toujours trois fois

 

339Une course de taxi de 15 minutes pour 1 euros… Une coupe de cheveux pour le meme prix… Un tube de dentifrice à 50 centimes… Une chambre dans un hotel 2* pour 15 euros… Comment expliquer de telles différences de prix entre la France et l’Inde ? Les réponses du professeur Lakmi Ratatam de l’université de Munnar.

 

  • Professeur, vous qui connaissez si bien les deux pays, et plus largement l’économie mondiale, comment de telles différences sont-elles possibles ?

 

  • J’en discutais encore hier avec mes amis Jacques Attali et Dominique Strauss Kahn, et bien nos conclusions sont convergentes. Tout n’est que coût de facteur. Prenez l’exemple de l’Hindustan Times. Il est vendu 3 roupilles 50, soit 6 centimes d’euros, là où le Monde est vendu 1 euro vingt ce qui représente un rapport de vingt. La différence s’explique par la différence du coût de main d’oeuvre qui est lui aussi de 1 à 20.

 

  • C’est dingue ! Et alors quand le coût de facteur sonne-t-il une deuxième fois ?

 

  • Je ne suis pas certain de comprendre votre question mais disons que tout ce qui se produit et se consomme sur place répond à cette règle tandis que les produits du commerce mondial ont un prix unique dans le monde. En enlevant taxes et coûts de distribution. Bien entendu.

 

  • Bien entendu ! Et alors le coût de facteur sympa ou pas ?

 

  • Sympa pour les locaux quand il s’agit d’acheter des produits locaux. Moins sympa quand il s’agit d’acheter des produits du commerce mondial. Pour les européens, le côté désagréable réside dans les délocalisations tandis que le côté agréable est de pouvoir s’acheter des produits moins chers parce que fabriqués ailleurs avec des coûts de facteur faibles.

 

  • Merci professeur pour cet exposé d’une remarquable clarté. Nous informons nos lecteurs que votre dernier ouvrage – les coûts de facteur dans les services postaux – vient de sortir en librairie avec une remarquable introduction intitulée « au pied de la lettre »…
Publié par : franck gintrand | février 22, 2009

Touristes occidentaux en Inde

 

204Coté bonne conscience, il y a au moins trois bonnes raisons de se sentir à l’aise en Inde.

La première c’est que, comme dans n’importe quel pays en voie de développement, vous participez justement au développement du pays.

La deuxième – et elle est importante – c’est que les gens sont souriants et a priori plutôt heureux de vous voir. Les touristes ne sont pas particulièrement attendus ou détestés. Ce serait même plutôt le contraire.

La troisième c’est qu’on a jamais l’impression d’être voyeur : la pauvreté existe mais nous n’avons jamais vu de gens mourant de faim.

Quatrième raison : les Indiens ont l’air de bien vivre les inégalités (en tout cas pour un regard extérieur) même si, il faut le souligner, le Kerala est gouverné par le parti communiste…

341Côté mauvaise conscience, on a quand même l’impression de profiter un peu de la situation en se payant une vie de maharadja pour pas cher. Difficile de ne pas culpabiliser quand on en dépense en quelques jours ce qu’un Indien gagne en une année. A fortiori quand on côtoie occasionnellement le dénuement le plus total de certains « locaux ».

Ajoutez enfin la curiosité qu’on éprouve face à des modes de vie qu’on ne supporterait pas. Un exemple ? Passez en bateau à moteur devant des villages de pêcheurs en trouvant ça si typique et si beau. Alors que nous allons bientôt retourner au bureau et renouer avec le stress occidental en nous demandant vraiment où est le progrès.

Conclusion : entre la bonne et la mauvaise conscience, nous avons choisi l’absence de conscience qui, comme chacun sait, rime avec bonne vacances !

Publié par : franck gintrand | février 22, 2009

Scène de tourisme indien en Inde

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Publié par : franck gintrand | février 21, 2009

Dans les plantations de thé

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